Jack London : du journalisme sous forme de romans animaliers

2 mar 2011 par mesca, 4 commentaires »

Jack London, c’est mon premier émoi de lecteur. Mon premier coup de coeur, les premiers bouquins qui m’ont botté au point que j’aurais aimé tout lire de ce qu’il avait écrit.

Jack London - L'appel de la forêt

J’ai accroché définitivement au cours d’une fiche de lecture en 6ème. On venait de lire un extrait de l’Appel de la Forêt en classe.

Et j’ai adoré cette idée d’instinct animal, de besoin primal, d’écouter cet appel mystérieux. Ce truc en nous, plus fort que la raison, prêt à nous imposer notre vraie place, notre vraie nature. J’ai enchaîné avec Croc-Blanc, puis Le Fils du Loup : son recueil de nouvelles, avec des éléments pro-indiens.

Jack London - Croc Blanc

Jack London - Le Fils du Loup

En 5ème, la prof a fini par me demander de changer d’auteur pour faire mes fiches de lecture (j’avais encore eu le temps de lire L’Amour de la vie). Mais pourquoi ? Il ne m’apportait que des 16… Mais j’ai obtempéré. A ma manière. J’ai chroniqué Kazan (j’ai lu aussi dans la foulée Bari, Chien Loup) de James Oliver Curwood. La prof a râlé, pour la forme, que si elle m’avait demandé de changer d’auteur, ce n’était pas pour en prendre un avec le même style. Je lui ai fait valoir qu’elle ne l’avait pas précisé. Elle a bien dû le concéder, et m’attribuer la note méritée. Je crois quand même me souvenir qu’elle m’a retiré deux points, la garce ! Mais ce n’est pas grave, ça m’a fait découvrir Hemingway (mais c’est une autre histoire !)

James Oliver Curwood - Kazan

Ce qui me fascinait, et me fascinera toujours chez London c’est d’une part l’aventure : l’homme, (ou l’animal), face aux éléments et surtout cette volonté de survivre, à tout prix, et même quand c’est fini, cette volonté de toujours mettre un pied devant l’autre, de lutter face à l’inéluctable.

Mais il y a aussi et surtout cette humanité qui ressort des romans de London. Ses personnages portent sur leurs traits leur caractère : fragilité ou robustesse. Peu importe. Ils sont humains.

J’aime aussi ce besoin de comprendre les deux points de vue de civilisations en conflit : les indiens et les blancs. Dans « la ligue des vieillards », London nous dépeint le procès d’un vieil indien ayant décimé bien des blancs. Et l’horreur qui peut nous saisir au début de son récit se change en une profonde compréhension de son geste, on partage avec lui sa haine de l’homme blanc, tueur de civilisations.

Ses histoires sonnent avec justesse, aussi naïves qu’elles puissent paraitre sous la forme souvent de romans animaliers « bon bin c’est l’histoire d’un chien de traineau… » Elles ont l’apparence de contes pour enfants, mais on y apprend la vie, la loi du talion, les dures épreuves, la rudesse des hommes du nord. Et on voyage avec lui, dans un monde froid, inhospitalier, et on vibre avec lui, ouvrant nos coeurs à des émotions chaleureuses, à un feu qui nous brûle.

Je m’excuse si cet avis ressemble à une fiche de lecture de collège, mais j’avais des comptes à régler :-)

Jack London, c’est mon premier émoi de lecteur. Mon premier coup de coeur,

les premiers bouquins qui m’ont botté au point que j’aurais aimé tout lire

de ce qu’il avait écrit.

J’ai accroché définitivement au cours d’une fiche de lecture en 6ème. On

venait de lire un extrait de l’Appel de la Forêt en classe. Et j’ai adoré

cette idée d’instinct animal, de besoin primal, d’écouter cet appel

mystérieux. Ce truc en nous, plus fort que la raison, prêt à nous imposer

notre vraie place, notre vraie nature. J’ai enchaîné avec Croc-Blanc, puis

Le Fils du Loup : son recueil de nouvelles, avec des éléments pro-indiens.

En 5ème, la prof a fini par me demander de changer d’auteur pour faire mes

fiches de lecture (j’avais encore eu le temps de lire L’Amour de la vie).

Mais pourquoi ? Il ne m’apportait que des 16… Mais j’ai obtempéré. A ma

manière. J’ai chroniqué Kazan (j’ai lu aussi dans la foulée Bari, Chien

Loup) de James Oliver Curwood. La prof a râlé, pour la forme, que si elle

m’avait demandé de changer d’auteur, ce n’était pas pour en prendre un avec

le même style. Je lui ai fait valoir qu’elle ne l’avait pas précisé. Elle a

bien dû le concéder, et m’attribuer la note méritée. Je crois quand même me

souvenir qu’elle m’a retiré deux points, la garce ! Mais ce n’est pas grave,

ça m’a fait découvrir Hemingway (mais c’est une autre histoire !)

Ce qui me fascinait, et me fascinera toujours chez London c’est d’une part

l’aventure : l’homme, (ou l’animal), face aux éléments et surtout cette

volonté de survivre, à tout prix, et même quand c’est fini, cette volonté de

toujours mettre un pied devant l’autre, de lutter face à l’inéluctable. Mais

il y a aussi et surtout cette humanité qui ressort des romans de London. Ses

personnages portent sur leurs traits leur caractère : fragilité ou

robustesse. Peu importe. Ils sont humains. J’aime aussi ce besoin de

comprendre les deux points de vue de civilisations en conflit : les indiens

et les blancs. Dans « la ligue des vieillards », London nous dépeint le procès

d’un vieil indien ayant décimé bien des blancs. Et l’horreur qui peut nous

saisir au début de son récit se change en une profonde compréhension de son

geste, on partage avec lui sa haine de l’homme blanc, tueur de

civilisations.

Ses histoires sonnent avec justesse, aussi naïf qu’elles puissent paraitre

sous la forme souvent de romans animaliers « bon bin c’est l’histoire d’un

chien de traineau… » Elles ont l’apparence de contes pour enfants, mais on

y apprend la vie, la loi du talion, les dures épreuves, la rudesse des

hommes du nord. Et on voyage avec lui, dans un monde froid, inhospitalier,

et on vibre avec lui, ouvrant nos coeurs à des émotions chaleureuses, à un

feu qui nous brûle.

Je m’excuse si cet avis ressemble à une fiche de lecture de collège, mais

j’avais des comptes à régler :)

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4 Commentaires

  1. serges- dit :

    Mais qui lit J. London ?
    Personne !
    Même si c’est dommage !

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